Les Amis de l’Archéologie Palestinienne

Cinq années d’archéologie en Palestine par le Dr. Hamdan Taha

Rapport présenté au Congres de L’ICMAH, Tunis 2002

article mis en ligne le mercredi 23 juillet 2008

En 2002, Noha Rashmawi Présidente de l’A.A.P, à représenter le département de l’archéologie dans ce congrès, Le Dr. Taha n’avait pas pu assister, il avait été empêché par l’armée israélienne.

Le nouveau département des Antiquités palestiniennes existe maintenant depuis cinq années.

Cette étude présente un compte rendu global de ses visions, ses objectifs du développement et des activités au cours de celte période de naissance du département.

A la suite de l’accord palestino-israélien de 1993, Jéricho et Gaza ont été remis au control palestinien. Plus tard au cours de l’automne 1994 et du mois de décembre 1995, l’autorité Nationale Palestinienne a eu le contrôle à travers la West Bank et Gaza Strip, de plusieurs domaines de responsabilités, y compris la responsabilité archéologique dans les secteurs A et B.

Dans certains endroits y compris le secteur C le pouvoir et les responsabilités dans le domaine archéologique vont être transférés progressivement à la juridiction palestinienne au cours des prochaines étapes d’extension de celte autorité.

Le département a été ainsi créé dans une situation assez difficile pour l’archéologie. Il ne possédait ni de fichiers archéologique, ni de mentions des trouvailles recueillis auparavant sur son sol. Il n’avait pas non plus d’espace suffisant, ni d’appui logistique, ni d’équipement, ni de bibliothèque, ni carte etc...

Et tenant compte de l’absence de possibilité de formation pratique sous l’occupation, le département a hérité d’un sérieux manque en personnel qualifié.

La nouvelle situation donnait aux Palestiniens qui ont gagné leur autonomie à la fin de ce siècle la possibilité d’explorer l’histoire de la Palestine à partir de ses premières sources, une tâche réservé jusqu’à une époque récente aux archéologues étrangers et aux israéliens.

La situation a souvent débouché sur une utilisation idéologique et politique de ces données et leur interprétation sans aucun contrôle scientifique objectif.

- L’inauguration en 1994 du Département des Antiquités fut un important événement, marquant ainsi le commencement d’une École pratique locale spécialisée en archéologie. Les fondements sur lesquelles le Département a basé ses efforts dans les domaines de la recherche, l’éducation, la préservation et la législation répondent aux normes reconnues actuellement à l’échelle internationale.

C’est une conception moderne des sciences humaines qui vise à un équilibre intégral du rôle de la culture palestinienne dans la culture humaine, faisant de l’archéologie en Palestine une science incluse dans l’effort de la communauté scientifique internationale. Celte vision permettra d’inclure l’archéologie de Palestine dans le monde de cene discipline à l’échelle internationale, et facilitera des recherches archéologiques internationales fondées sur un intérêt mutuel.

Une estimation préliminaire des besoins et des ressources faite juste après le transfert de l’autorité archéologique, a aboutit à un net constat du volume des dommages qui c’était produit durant l’occupation. Des centaines de sites archéologiques ont été pillés et un important commerce illégal des biens culturels s’était instauré. Plusieurs sites ont ainsi été abandonnés sans aucune protection.

D’une manière plus importante encore, le manque de prise de conscience de l’importance du patrimoine culturel auprès du public, causé par l’importance des revendications idéologiques et politiques concernant l’archéologie prônés par les occupants et l’installation politique israélienne.

L’archéologie était perçue comme un aspect du système de l’occupation. Le Département des Antiquités a cherché les moyens de redresser ces défauts et de leur trouver des solutions, en faisant promouvoir une interprétation moderne du patrimoine culturel Palestinien.

Et afin d’établir la liste des obligations imposé par ce nouveau mandat, le Département des Antiquités s’est défini les limites des tâches primaires suivantes :

- Un bâtiment pour l’institution du département des Antiquités -Etablir des législations afin de garantir la protection des ressources culturelles.

- La constitution d’un personnel chargé de la formation et ayant pour tâche essentielle de développer des compétences spéciales nécessaires à l’équipe du Département.

- La protection, la conservation et la stabilisation des sites archéologiques.

- La présentation et l’interprétation des sites archéologiques

- Confronter et affronter les problèmes de fouilles clandestines et de trafic illicite et illégal des biens culturels.

- Conduire un programme de fouilles de sauvetage

- Construire un secteur de musée en Palestine.

Le cadre relatif à l’organisation du département a donc été retenu dans le but de faciliter l’exécution des tâches énumérées ci-dessus.

Ce cadre se répartit en divisions comme suit :

- Les fouilles et les sauvetages

- Les archives et l’inventaire

- Le centre de recherche et la bibliothèque

- L’institut de conservation

- Le Département du musée

Ainsi que des programmes de formation et de sensibilisation au problème archéologique.

Le nouveau Département des Antiquités a tenu à envisager une série de projets au cours des quatre dernières années.

Les fouilles de sauvetage ont été les tâches les plus importantes et majoritaires, plus de 400 opérations de sauvetage ont été organisées particulièrement dans le centre historique urbain et dans les territoires où la pression était très importante.

Un grand nombre de tombes de différentes périodes ont été préservées, contenant une importante réserve de pièces de monnaies en argent (421 pièces) datant du début de la période ottomane.

L’autre aspect important des tâches est le développement des sites archéologiques et des monuments historiques les plus menacés.

Ceci comprenait, La Campagne de déblaiement de sauvetage d’une centaine de sites, le projet relatif à la protection des paysages culturels et historiques, financé par le gouvernement hollandais.

Le projet comprenait une majorité de sites archéologiques et de monuments historiques, ainsi que des mosquées historiques, des églises, des monastères, des sanctuaires et des monuments traditionnels.

Dans le cadre du plan de travail relatif aux projets de Bethleem 2000, un important projet a été retenu et devrait être concrétisé par la coopération avec les nations Unies et financée par le gouvernement japonais.

D’excellents exemples de l’efficacité de la collaboration internationale avec Le département a été prouvé par le développement de projets conjoint tels que la fouille Palestino-Hollandaise à Kherbet Belameh el la fouille conjointe Palestino-Italienne de Tell es-Sultan à Jéricho, la fouille Palestino-Suédoise à Tell es Saken et Tell Balkhyia à Gaza.

Dans le cadre du travail du projet de développement du Palais Hisham, la restauration de la mosaïque, et la construction d’une école de la mosaïque ont été élaborés conjointement avec l’école franciscaine à Jérusalem et grâce à la coopération de l’UNESCO et financé par le gouvernement hollandais. Ainsi que bien d’autres projets fondés sur le respect mutuel et l’intérêt commun.


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